LES CENT CIELS
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Les heures pastelles


Je me demandais, où pourrions-nous laisser s'échouer nos rêves dans de beaux draps? À Kintamani?...Et dans son curieux Toya Devasya Hot Spring Wellness Resort? Leurs ébauches se trouvèrent, durant quelques minutes à quelques traits portraits de crayon avant qu'on ne les estompent. Le manque de temps dans notre planning ne nous offrit de ces lieux que des nuées de promesses et déjà je songeais à les loger dans des souvenirs dont la richesse naitrait de leur différence de couleur. Ce fut à Banyuwedang, au Naya Gawana, que nous avons posé nos rêves pour 2 lunes. Aux abords de la mangrove que le soir enduisait de sombre, le Naya était doté d'une très bonne connexion ... à la nature. Il était bâti sur les rives d'un marais du littoral qui semblait interdit. Le sol de sa forêt était accidenté et les toiles de branches entremêlées étaient les seules à régner, interdisant presque l'accès de son cœur. Quelques souffles de vie se laissaient deviner telles des aquar'ailes, dont celles d'un vent léger qui s'envolait sans adresse en accompagnant les quelques feuilles barbouillées qui avaient quitté les ombres dessinées-animées de leurs branches. De chemins en chemins, il rôdait, le vent, transportant les odeurs des bois qu'il avait frôlé. Le vent, courant d'ère en ère, se faisait r'odeur. Les allées étaient bordées d'herbes dansantes, les haies fleuries chantaient. Exquise esquisse, en fond, le rythme du rivage animait ce tableau qui n'avait rien d'une nature morte. Ici et là, donnant accès aux bungalows individuels disséminés dans la mangrove, des marches, ni vernies bleutées, élevaient des terrasses. On s'installait dans leur décor, les yeux plongés de peinture bleu marine. En surplomb de l'océan, la piscine jouxtait un bassin rempli de l'eau douce et chaude d'un volcan. Depuis notre chambre nous pouvions redessiner ces eaux voilées d'un rideau qui teintait le temps d'un pinceau trempé de nuit en nous soustrayant aux autres rares clients de l'hôtel sans nous ravir ce panorama, presque fresque. Comme s'est souvent le cas à Bali, la salle de bain était semi-ouverte et s'offrait à un jardin étoilé qui exauçait mon ex'île. Au couchant, ombres et reflets exprimaient nos silences. Se doucher à ciel offert, c'était une promenade dans la jungle sous un orage d'été. J'ai pensé... que lavis est belle!



Auteur :     BrooK Lynn



Publication date :     2018-11-12 20:27:01





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